Le poulet et la canette (Noémie)

11 novembre 2012 § Poster un commentaire

Qui un jour aurait cru

Qu’un poulet je cuirais 

une bière dans… le cul

Et que bon ce serait

Oui, amis poètes de la gastronomie, je l’ai fait : cuire un « beer can chicken », la bête assise sur sa canette, empalée plutôt, suant au coeur du four. La recette est simplissime, et serait traditionnelle pour la fête des pères anglo-saxons, qui n’aimeraient rien d’autre que la bière et le poulet.

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Elle se cuisine généralement au barbecue (vous apprécierez la sélection d’images volées sur Internet), mais fonctionne aussi au four. Les promoteurs affirment que la bière s’évaporant durant la cuisson empêche le poulet de se dessécher à l’intérieur… Détail qui compte, même Jamie Oliver a sa recette pour daddy.

J’ai bien sûr commis quelques erreurs. La première étant d’acheter une Budweiser grand format : le poulet, sur son trône géant, ne rentre pas dans le four (un grand moment de solitude). J’ai ensuite cru qu’il fallait allonger le poulet sur le dos, prise dans mes habitudes : toute la bière s’est écoulée par le trou du… cou. Il a donc fallu réduire la canette d’un bon coup de couteau circulaire, y remettre la bière écoulée puis rasseoir confortablement la volaille au centre d’un grand plat.

Le reste de la préparation est traditionnelle : le poulet a été préalablement salé, poivré, huilé (ou beurré) dedans et dehors, garni d’ail et d’herbes.

Ah, j’oubliais, la canette doit être à moitié vidée. J’ai personnellement versé le surplus dans le plat, pour éviter à ce dernier de surchauffer. Mais d’autres pourront décider de le siffler pendant la cuisson.

C’est prêt, enfournez délicatement, en veillant à ce que l’échine ne soit pas trop près de la résistance supérieure. Cuisez environ 1h25 à 200° C. Tournez le poulet de temps en temps.

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Verdict : délicieux, bor… ! La chair est tendre, sous une peau grillée ici et là (plus sur les épaules que sur les cuisses, bien sûr. Dans mon four en tout cas). je persiste à penser que la viande est subtilement parfumée à l’orge liquide, JZ pense que non. Peu importe, c’est très bon.

Comment réussir son brunch

19 mai 2012 § Poster un commentaire

A l’heure du brunch

Contraction de breakfast et lunch, le brunch est, pour la gourmande que je suis, le repas idéal.  J’adore son côté bordélique où l’on mêle sucré, salé, où l’on alterne entre café, thé  et cocktail de fruits.

Voici donc quelques astuces pour réussir le votre.  « Lire la suite »

Ravioles ricotta-citron-romarin (Noémie)

13 mai 2012 § 2 Commentaires

À tous les détenteurs de machine à pâtes : les ravioles sont les pasta fraîches qui demandent le moins de travail, puisqu’il suffit de passer sa pâte entre les rouleaux jusqu’au dernier cran afin de la rendre la plus fine possible. Une économie d’énergie à réinvestir dans la confection des ravioles elles-mêmes, un tout petit peu technique, et encore. Quant à ceux qui n’ont pas de machine, un bon vieux rouleau à pâtisserie peut faire l’affaire, à condition d’avoir les muscles qui vont avec.  « Lire la suite »

Couscous ou pot-au-feu ?

5 février 2012 § Poster un commentaire

Arrivée au marché de wazemmes, j’étais bien décidée à préparer le couscous dominical quand les os à moelle du boucher m’ont fait de l’œil. Alors une envie du pot-au-feu a pris le dessus, sans que ne me quitte l’idée du couscous. Alors j’ai acheté mes légumes de saison et de retour à la maison, j’ai soumis mon dilemme à la famille… qui n’a pas été d’un grand secours. Jusqu’à ce que ma fille suggère : « Tu pourrais faire un couscous au pot-au-feu ! »

Chiche !

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Le « bar » des amis

1 février 2012 § Poster un commentaire

Au menu de ce dimanche, de retour du marché, de magnifiques bars assaisonnés en deux temps trois mouvements et passés 20 minutes au four . Un régal pour mes amis Yvonne et Bertrand venus passer le week-end dans la capitale du Nord. Et exploit ! J’ai même réussi à réconcilier Bertrand avec le fenouil, et ça, j’en suis très fière !

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Cuisine du placard : Que faire avec des brocolis surgelés ?

16 janvier 2012 § Poster un commentaire

18h30, les enfants sont dans le bain. Demain il y a école, le marchand de sable passera à 20h. Qu’est-ce qu’on mange ? Au congèle, un paquet de brocolis surgelés rebaptisés « les arbres des playmobils » par les Kids. Ca fera très bien l’affaire. Ils en raffolent, cuits tout simplement à l’eau salée à condition d’être croquants, et avec une petite sauce dans laquelle les tremper et manger avec les doigts ! Et oui, mes loulous sont des finger food addicts !

Version kids

Dans mes placards, je dégote une boîte d’épis de maïs miniatures, du lait de coco… J’ai la matière première. Je fais cuire les brocolis 3 min. (après reprise de l’ébullition) dans une casserole d’eau salée. J’égoutte les maïs, et je prépare la sauce en faisant chauffer un peu de lait de coco avec du sel, du poivre et de la poudre de colombo. J’ajoute deux bâtonnets de surimi, je les sors du bain, ils passent à table et se régalent. Un peu de pain et de fromage, de la pomme en dessert. Allez, lavage de dents, une histoire et au lit !
Affaire réglée.

Version parents

Soupe de brocolis épicée au lait de coco

On va manger exactement la même chose, en un peu plus épicé. J’ai conservé des fleurettes de brocolis et des épis de maïs dans la passoire. Je fais revenir dans une cuil. à s. d’huile d’olive, une échalote avec un peu de pâte de gingembre – ail (Mixez de l’ail et du gingembre avec du sel et de l’huile de tournesol, conservez cette pâte au frigo pendant un mois). J’ajoute sel, poivre, colombo et je fais dorer 2 minutes en remuant bien.
Je verse le reste de lait de coco, et je me souviens d’un petit bocal de pâte de citronnelle. Super ! Et hop, une cuil. à soupe. Puis j’émince 1 ou 2 ou 3 piments oiseaux (il parait que c’est aphrodisiaque…). Je laisse mijoter 2 min. avant d’y jeter les légumes et un oignon rouge émincé. Je les enrobe bien de sauce. J’éteins. Pour la déco, j’ai décortiqué un reste de crevettes grises et pour la touche finale je saupoudre de coriandre ciselée. Nous nous régalons.

Suite du feuilleton américain

13 janvier 2012 § Poster un commentaire

Hello mes lecteurs et lectrices chéris,

Comme promis, me revoilà avec les recettes De la Caesar salad et du cheesecake. Mais avant, j’ai quelques news pour vous. Tout d’abord, sachez que vous pouvez désormais nous suivre sur twitter Elodie @Elodie Germain et moi-même @miss épices. De plus, je vous rappelle que vous pouvez nous retrouver sur Radio Campus Paris tous les troisièmes dimanches du mois avec notre chère copine Silvi dans Les pieds dans le plat. Ce dimanche, la thématique est: Je change de vie en 2012, vous pourrez entendre ma chronique sur les fabuleux bouillons détox.

Mais revenons à la Caesar salad. Pour lui donner des couleurs, j’ai commencé par faire mariner mon poulet dans un mélange de yaourt nature, jus de citrons et sauce tandoori (qu’on trouve en bocal dans les rayons produits du monde des supermarchés), avant de faire griller les escalopes au four, que j’ai ensuite émincées. Il faut ensuite ajouter des feuilles de romaine, des gros dés de pain de campagne revenus à la poêle dans l’huile d’olive (avec un peu de sel) et des copeaux de parmesan.
Pour la sauce, à l’aide d’un petit robot, j’ai préparé une sauce onctueuse en mélangeant un jaune d’œuf, 1 gousses d’ail, 3 filets d’anchois à l’huile, 30 g de parmesan grossièrement haché, 1 cuil. à s. de moutarde de Dijon,  1cuil. à s. de vinaigre doux et le jus d’1/2 citron vert (facultatif). Salez et poivrez. Incorporez 10 cl d’huile d’olive en deux fois, mixez bien. Vous devez obtenir un genre de mayonnaise en moins ferme.

Cheesecake

Il faut le préparer le matin pour le soir, ou même la veille. Lors de la soirée burger  j’avais opté pour un coulis aux fruits de la passion, mais j’ai également testé l’association citron vert, kiwi, basilic… Une tuerie !

La recette : Et non, Noémie, je n’ai pas testé ta recette, car comme tu le sais, j’ai offert ton livre à maintes reprises mais je ne me le suis toujours pas offert ! Shame on me !
Alors, après plusieurs essais, j’ai abouti à un mix entre la recette tirée d’Un goûter à New York de Marc Grossman paru chez Marabout et celle d’Anne Laure, blogueuse (Lasoifdumiam.fr) découverte dans le magazine Zeste.

Je commence donc par préchauffer mon four à 180°C. Je mixe grossièrement 150 g de spéculoos et 150 g de petits beurre (j’ai testé la version 100% spéculoos, mortelle !), et je mélange ce gros sable inégal à 100 g de beurre ramolli. Je tapisse le fond de mon moule amovible avec ce mélange en faisant remonter légèrement sur les bords. J’enfourne pendant 10 minutes. Temps pendant lequel je prépare ma crème, en mélangeant au batteur 500 g de fromage nature à tariner type St Morey ou Philadelphia, 100 g de crème fraîche épaisse et 200 g de fromage blanc. J’ajoute 120 g de sucre, 40 g de farine, le jus d’un citron bio et son zeste. Enfin j’incorpore 3 œufs entiers et 1 jaune.  Je mélange jusqu’à obtenir une crème lisse, homogène, assez fluide. Je la verse sur la croûte précuite. J’abaisse la température du four à 150°C et j’enfourne pour 1h. J’éteins le four et je laisse refroidir. Ensuite, je le sors et lorsqu’il est tiède, je le mets au frigo pour un minimum de 6h.
Au moment de servir, je n’oublie pas de préparer un coulis bien coloré (fruits rouges ou fruits de la passion ou encore kiwi – citrons verts – basilic).

PS: Je vous épargne mes photos de cheesecake, absolument râtées. Mais le gâteau, lui, était bien réussi !

Où suis-je ?

Catégorie Plat sur 3 potes au feu.