Avant que l’automne ne s’achève…

29 novembre 2012 § Poster un commentaire

J’avais prévu de vous en parler depuis la Toussaint… Et je me rends compte que l’automne est déjà bien entamé et qu’il ne me reste plus beaucoup de temps pour vous présenter un champignon méconnu, au nom peu hospitalier, mais qui pourtant mériterait vraiment d’être découvert : la trompette de la mort.

Aussi beau que délicat, aussi curieux que savoureux, ce champignon était autrefois nommé « trompette d’amour ». Souvent associé à la Toussaint (son époque d’apparition) il est devenu « trompette des morts ». Et comme il est particulièrement abondant lorsqu’on le déniche, certains le connaissent sous le nom plus poétique « Corne d’abondance ». C’est une véritable petite trompette dressée en forme d’entonnoir, que l’on trouve en bouquets sombres sous les feuilles humides.

Il y a les années « sans », mais fort heureusement, il y a les années à trompettes, et 2012 m’aura permis de faire des réserves car c’est un champignon qui se sèche très bien et que l’on peut ainsi conserver jusque l’année suivante dans une boîte en fer. Déshydraté, il se révèle encore plus parfumé, offrant à mes sauces, gratins ou risottos un puissant fumet de sous-bois.

Vous pouvez encore en trouver jusqu’aux prochaines gelées, dans la fraîcheur des bois de feuillus, sous les chênes, les hêtres, les châtaigniers ou les noisetiers. Autrement, j’en ai encore vu cette semaine au marché, et au pire vous pouvez toujours en trouver déshydratés dans les rayons épicerie fine des supermarchés.

Je vous propose ma recette de gratin de pommes de terre aux trompettes de la mort. Prévoyez-en plus, car vous ne pourrez pas résister à la tentation de vous resservir !

Gratin de pommes de terre aux trompettes de la mort
(Promis, la prochaine fois que j’en prépare, je poste la photo)

Ingrédients :

1 kg de pomme de terre à gratin type rosevals
1 poignée de Trompettes de la mort déshydratées
50g de beurre
60cl de crème liquide entière
20cl de lait
2 gousses d’ail
2 échalotes
Noix de muscade
Sel  et poivre

Tout d’abord, faîtes réhydrater les trompettes de la mort dans de l’eau chaude. Puis passez l’eau au fin tamis et conservez-la.
Pelez et détaillez les pommes de terre en tranches fines (au robot, à la mandoline, au couteau).
Dans une grande casserole, mélangez le lait et la crème, ajoutez les rondelles de pommes de terre, puis  l’ail réduit en purée, du sel et du poivre et un  peu de noix de muscade râpée.
Laissez cuire à feu doux jusqu’à ce que les pommes de terre soit presque cuites mais encore un peu ferme (15 à 20 minutes environ).

Pendant ce temps, préchauffez votre four à 180°C.
Faites revenir l’échalote ciselée et les trompettes dans la moitié du beurre.
Beurrez votre plat à gratin. Disposez la moitié des rondelles au fond du plat, ajoutez une couche de trompettes, puis encore une couche de pommes de terre. Délayez 10cl d’eau de trempage des trompettes dans le reste de crème ayant servi à cuire les pommes de terre, et arrosez généreusement votre gratin. Ajoutez quelques noisettes de beurre et enfournez une vingtaine de minutes, jusqu’à ce que le dessus soit bien doré.

 

 

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Le poulet et la canette (Noémie)

11 novembre 2012 § Poster un commentaire

Qui un jour aurait cru

Qu’un poulet je cuirais 

une bière dans… le cul

Et que bon ce serait

Oui, amis poètes de la gastronomie, je l’ai fait : cuire un « beer can chicken », la bête assise sur sa canette, empalée plutôt, suant au coeur du four. La recette est simplissime, et serait traditionnelle pour la fête des pères anglo-saxons, qui n’aimeraient rien d’autre que la bière et le poulet.

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Elle se cuisine généralement au barbecue (vous apprécierez la sélection d’images volées sur Internet), mais fonctionne aussi au four. Les promoteurs affirment que la bière s’évaporant durant la cuisson empêche le poulet de se dessécher à l’intérieur… Détail qui compte, même Jamie Oliver a sa recette pour daddy.

J’ai bien sûr commis quelques erreurs. La première étant d’acheter une Budweiser grand format : le poulet, sur son trône géant, ne rentre pas dans le four (un grand moment de solitude). J’ai ensuite cru qu’il fallait allonger le poulet sur le dos, prise dans mes habitudes : toute la bière s’est écoulée par le trou du… cou. Il a donc fallu réduire la canette d’un bon coup de couteau circulaire, y remettre la bière écoulée puis rasseoir confortablement la volaille au centre d’un grand plat.

Le reste de la préparation est traditionnelle : le poulet a été préalablement salé, poivré, huilé (ou beurré) dedans et dehors, garni d’ail et d’herbes.

Ah, j’oubliais, la canette doit être à moitié vidée. J’ai personnellement versé le surplus dans le plat, pour éviter à ce dernier de surchauffer. Mais d’autres pourront décider de le siffler pendant la cuisson.

C’est prêt, enfournez délicatement, en veillant à ce que l’échine ne soit pas trop près de la résistance supérieure. Cuisez environ 1h25 à 200° C. Tournez le poulet de temps en temps.

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Verdict : délicieux, bor… ! La chair est tendre, sous une peau grillée ici et là (plus sur les épaules que sur les cuisses, bien sûr. Dans mon four en tout cas). je persiste à penser que la viande est subtilement parfumée à l’orge liquide, JZ pense que non. Peu importe, c’est très bon.

Où suis-je ?

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