Délicieuse régression

8 décembre 2010 § Poster un commentaire

C’était l’été dernier. A l’époque, il faisait beau et chaud, on pouvait encore craner en exhibant nos gambettes bronzées sous nos petites robes à fleur. Cyril nous avait invité à passer à la friteuse des kilos de cabillaud pour la soirée « Fish&chips » du Miam au Batofar. On avait fait la connaissance de Benoît. Ce Marseillais organise des soirées « Mixenbouche« , dont le concept consiste à inviter des chefs à se mettre en cuisine pendant que des DJ œuvrent aux platines. Ce soir-là, il nous avait proposé d’en être et forcément on avait dit OUI.

C’était donc mercredi il y a 15 jours au 104. Oui je sais, ça date un peu, mais entre-temps  j’ai déménagé, j’avais en conséquence plus la tête dans les cartons que dans le blog. Voici donc le résumé de cette chouette journée en photos. Ah oui, j’oubliais, la soirée était placée sous le signe de la régression. On s’est donc attaquées à un bouillon alphabet (avec des lettres taillées à l’emporte pièce dans des bandes de légumes blanchis, 1000 au total, je vous dis pas le travail).

15h

Après un rapide déjeuner au comptoir du Café caché, Anissa, Hélène (et ses précieuses petites mains) et moi enfilons un tablier direction les cuisines des Grandes Tables du 104. Rêve absolu. Quand on est Parisienne et qu’on se contente de cuisiner dans 3 m2, avoir accès aux pianos d’un grand resto, c’est un peu comme si une dingue de pompes avait open bar chez Manolo Blahnik. Pendant que Noémie énucle des soles chez Ferrandi (elle nous rejoindra après ses cours), Anissa taille des kilos de gingembre et Hélène effeuille des bottes de coriandre. Quant à moi, je fignole la purée de patates douces (15 kilos écrasées la veille, mes bras s’en souviennent encore).

 

16h

Marine, notre commis Masterclass, s’attaque au canard. 50 magrets  à débiter en 400 aiguillettes. Je la seconde au dégraissage. Au 30ème, je suis devenuie pro en décollage de membrane de gras.


18h

Benjamin Darnaud arrive avec 25 kilos de coquillettes à cuire pour une pasta régressive au jambon (il a un truc mor-tel: mélanger du pain grillé au jambon revenu à la poêle, ça croustille et donne un petit goût fumé assez génial à l’ensemble).

Nous, on fignole le bouillon (Anissa laisse tomber le poivre blanc dedans mais le résultat est plutôt très convaincant) et on installe des bataillons de chamallows sur la purée de patates douces. 

19h

Début des hostilités. Alors que les patates douces, chamallow coin-coin et les jambons-coquillettes s’arrachent, le bouillon alphabet a plus de mal à démarrer. Il faut croire que la proximité des agapes ne découragent pas les friands de calories!

22h30

On termine sur les rotules mais heu-reu-ses. Je file en cuisine demander au chef sa bénédiction (accordée) pour un stage d’une semaine aux Grandes tables du 104. Noémie, elle, devrait bientôt y promener ses couteaux (on veut en savoir plus, Noémie!). Quant à la troisième potesse, c’est elle qui détient le secret de ces 2 recettes: à toi Anissa!

Elodie

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