Une julienne, en souvenir de mon grand-père

1 novembre 2010 § 2 Commentaires

C’était à l’époque où je croyais encore que terminer ma soupe me ferait gagner quelques centimètres. Je consentais alors à plonger ma cuillère dans un bouillon clair dans lequel nageaient de gros morceaux de navets, de poireaux, de pommes de terre et des yeux de beurre. Mais la perspective de finir comme Mimi Mathy m’effrayait. Alors j’avalais sans renâcler la soupe de ma mère (désolée Maman, c’est ton seul impair en matière culinaire).

A côté, il y avait celle de ma grand-mère paternelle. Des légumes longtemps mijotés, une poignée d’ortie, et quelques tours de presse-purée plus tard, atterrissait dans votre assiette une soupe à se damner. Une légende familiale affirme qu’une cuillère y tiendrait parfaitement droite. La soupe de Mamette vous tenait (et nous tient toujours) longtemps au corps lors des soirées d’hiver.

A la robustesse de la soupe de Mamette, on pouvait opposer la délicatesse de la julienne de mon grand-père maternel. Un bouillon clair et quelques légumes râpés. Une mise en bouche idéale avant le sacro-saint pot-au-feu dominical.

Hier soir, j’ai eu envie de mettre ma petite touche dans la julienne de mon enfance. Ce qui se résumer à: faire avec les 2-3 bouts de légumes du frigo, rajouter quelques graines et immortaliser le tout avec mon nouveau joujou. Et voilà le résultat:

La recette?

Ingrédients: les légumes de votre frigo (en ce qui me concerne, 1/2 courgette, un oignon, un reste de butternut, un navet, une pomme de terre, 2 champignons), une poignée de graines (lentilles corail, quinoa, pois cassés…), un cube de bouillon de légumes bio, 1 litre d’eau, sel, poivre.

Lavez les légumes, pelez-les et râpez-les avec la grosse grille d’une râpe. Faites bouillir l’eau et plongez-y le cube de bouillon. Laissez-le se dissoudre et versez les graines. 5 minutes plus tard, incorporez les légumes râpés. Faites cuire 15 minutes et mangez, bien chaud, en repensant aux soupes de votre enfance.

Elodie

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§ 2 réponses à Une julienne, en souvenir de mon grand-père

  • Ducos dit :

    Salut , b’en quel bol pour les champignons !!! et les photos donne la nostalgie du Cambonnet…ça donne plus envie d’y aller qu’en Australie (« piège nuptial’ de Douglas Kennedy)…et là on regrette vraiment de ne pas avoir de contact avé la civilisation … ça à l’air bien la machine à sécher !

  • Si tu as la nostalgie du Cambonnet, je te conseille vivement la lecture de Barbara Kingsolver « Un été prodigue », tu y retrouveras la m^me atmosphère !
    Bises

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