Pain new-yorkais sorti du pétrin (Noémie)

29 novembre 2010 § 2 Commentaires

Oserais-je la comparaison? Un amoureux, c’est comme du bon pain. Un amoureux américain… c’est un pain de campagne gascon, au levain, délicieux. Mais un pain américain? … euuuh…. « Lire la suite »

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Les trois grâces au 104 mercredi 24 novembre

23 novembre 2010 § 1 commentaire

C’est sous notre nom de scène « les trois grâces » que nous serons aux fourneaux aux grandes tables du cent quatre demain soir, pour une soirée Mix en bouche. Deux cents portions à préparer, alors autant dire qu’on ne chôme pas ces jours-ci ! Au programme, taillage de légumes avec des emporte-pièce alphabet, préparation de la marinade pour les crevettes et les aiguillettes de canard, cuisson du gratin de patates douces… Promis on vous fera un compte-rendu détaillé, comme lors de la street food party du miam.

En attendant, voici le menu, histoire de vous mettre l’eau à la bouche…

Dans la peau d’une candidate au concours de cuisine amateur

15 novembre 2010 § 3 Commentaires

Mais qu’est-ce qui m’a pris de m’inscrire à ce concours ? Une question répétée 100 fois jusqu’à ce qu’arrive le jour J et que je ne puisse plus reculer… Et maintenant que c’est fait, je ne peux toujours pas y répondre… Mais je ne regrette pas de l’avoir fait,  je me suis franchement éclatée !
C’est épaulée par ma complice Noémie, transformée en coach pour l’occase, que je me suis lancée dans l’aventure ce dimanche de novembre. Et c’est aussi grâce à ses photos que je vais pouvoir partager avec vous cette expérience de candidate aux quarts de finale du concours de la Fédération française de cuisine amateur, FFCA (rien que ça !)
La finale s’est tenue à Paris le weekend dernier au salon Papilles en fête à la Grande Halle de la Villette… Mais je ne sais pas qui l’a remportée…

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Yes week-end ! À vos caddies… (Noémie)

13 novembre 2010 § 2 Commentaires

Voilà des mois que s’empilent sur mon bureau cartes de visite, sacs estampillés et factures à en-tête : des adresses sur lesquelles j’ai envie de livrer une petite note. En voilà déjà six!

Épicerie Davoli

Un jour, je dévaliserai ce splendide (et petit) traiteur italien des quartiers un peu chic (Paris 7). En attendant, j’aime imaginer ce qu’une cliente de 1913 (l’année d’ouverture) mettait dans son panier le samedi matin en revenant du marché : un paquet de riso arborio, trois de linguine, une bouteille d’huile de truffe, des tranches de jambon et de mortadelle d’Emilie-Romagne, quelques aragostini et cannoli pour les bambini? « Lire la suite »

De l’iode plein les pages

10 novembre 2010 § 1 commentaire

Vous frôlez la dépression en entendant les gouttes de pluie s’écraser depuis 2 jours sur la fenêtre de votre bureau? Le matin, vous attendez Joël Collado comme le messie mais vous le maudissez dès qu’il annonce « un temps nuageux et pluvieux sur l’ensemble de l’Hexagone »? Oui, je sais. Je suis comme vous. Mais j’ai un truc. Je ferme les yeux et j’imagine que je suis au bord de la mer. Genre port de la Cotinière. Et là miracle, la pluie se transforme en embruns (ok, un peu gros les embruns) au parfum iodé (bah oui quoi, un peu d’imagination), mon blouson dégoulinant se mue en ciré jaune et mes pompes qui prennent la flotte en bottes Aigle. Vous me suivez? Là, j’aperçois un pêcheur qui revient du large, les cales du chalutier chargées de bars brillants, de gros maigres et de nerveuses crevettes. Cela fait 1 mois qu’il n’a pas mis les pieds sur terre. Mal rasé, les cils salés, il plonge ses yeux dans les miens et là… Splaaash! Un chauffard me fait cadeau d’une déferlante à faire chavirer les concurrents de la route du Rhum. Finie la rêverie (en plus je suis mariée alors le délire du pêcheur qui revient du large après des semaines de mer déchainée pfff…. nan mais n’imp’!).

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New York, mon Italie (Noémie)

6 novembre 2010 § 3 Commentaires

Les vacances de la Toussaint m’ont permis de rejoindre New York pour quelques jours. Et je me réjouissais de faire le voyage transatlantique avec Alitalia. Je me souvenais que lors d’un vol précédent, nous, passagers, avions eu droit en guise de snack à des mini-pizza bien chaudes, emballées dans des petites boîtes en carton. Ok, c’est un mystère pour les fines gueules à qui je le confie, mais quand je prends l’avion, je suis toujours impatiente d’engloutir le contenu de mon plateau-repas. Peut-être parce qu’un long voyage, c’est de l’attente. À l’aéroport, dans l’avion avant le décollage. De l’attente encore quand le chariot garde-manger passe une première fois en direction de l’avant de l’appareil, avant de remonter jusqu’aux rangées du fond, où les fauchés de la classe éco crèvent de faim. Peut-être aussi parce que tout est petit sur ce plateau et que j’ai toujours aimé jouer à la dînette. Que l’excitation du voyage, chaque fois la même, pourrait me faire manger un Bolino et de la crème Jock à 10000 mètres d’altitude.

Et donc je trépigne comme si j’avais 10 ans quand vient mon tour de répondre à la question « Boeuf ou poulet ? » / « Chicken or beef ? ». Sauf que ce vendredi 22 octobre, sur le vol AZ 234 Rome-Newark, on ne m’a rien demandé. L’hôtesse a posé devant moi un plateau unique, que j’ai détaillé en moins d’une demi-seconde, immédiatement déçue. Au centre de mon triste programme : une micro-salade ressemblant à la garniture aromatique que je fais tous les jours à l’école de cuisine, couverte d’une tranche de jambon cru, un risotto à la vezzanese (déguelassimo) et même pas de dessert (en fait un mini-cône servi après le thé). Voyant mon abattement, mes voisins italiens m’ont donné une barre de Kinder, super fiers (« It tiz é kindeurrr, frôm Itttaly ! »), comme s’ils m’offraient mon poids en chocolats Patrick Roger. Grazie mille, mais je voulais de la pizza…

Alitalia, compagnie des gastronomes

 

Ce long préambule sur l’art culinaire aérien pour introduire une carte postale new-yorkaise aux accents d’Italie. Le soir de mon arrivée, je me précipitais chez Maialino, dernière adresse du restaurateur Danny Meyer, à qui l’on doit de belles tables, classiques, efficaces, généreuses, haut de gamme ou street food (Union Square Café, Gramercy Tavern, Tabla, Blue Smoke, Eleven Madison Park, The Modern, et de plus en plus de Shake Shack, stands à burgers bio). Maialino, logé dans le Gramercy Park hotel, au bord du parc charmant qui porte le même nom, se veut trattoria romaine. Le menu est concocté selon les saisons et les couleurs du marché d’Union Square (juste à côté). Déco de bois et gros carreaux au sol, long bar et tables communes, comptoirs charcuterie, fromage et boulange, serveurs élégants et super sympathiques (la marque de Danny, il paraît). Sur la carte, beaucoup de cochonnaille (le nom du restaurant signifie « petit porc »), et de petites assiettes à grignoter avant un primo puis un secondo piatto. Pas mal de fromages et de vins italiens aussi.

Pour nous, crostini de figues-ricotta-miel, suppli al telefono, seiches pissenlit et vinaigrette pimentée, ravioli ricotta-beurre brun-citron et sauge, spaghetti alle vongole. Tout simple, et délicieux. Tout ça, avant une torta della nonna magnifique (oubliés, digérés, les Kinder et les horribles risottos), tarte aux pignons de pin-citron, accompagnée d’un caramel citronné renversant. Belle et modeste comme une grand-mère d’Italie au tablier fleuri. Je ne tarderai pas à tenter de la reproduire ici.

Torta della nonna de Maialino

Bonus du menu de Maialino, un intrigant raviolo al uovo (pas goûté) : ravioli démesuré à la ricotta crémeuse et à l’épinard, renfermant un jaune d’oeuf qui s’écoule dans l’assiette une fois le ravioli percé… Anissa, prête-moi ta machine à pâtes !

Raviolo al uovo

Maialino, 2 Lexington Avenue, New York.

Autre étape italienne de mon séjour new-yorkais, Kesté, pizzeria récemment ouverte sur Bleecker St, dans Greenwich Village. Le patron est un traditionaliste de la pâte napolitaine, fine au centre, plus épaisse et boursouflée sur les contours, un peu brûlée ici et là. Gros coup de coeur pour la pizza del papa : crème de butternut squash (courge musquée, je lui tourne décidément de plus en plus autour, celle-ci), mozzarella fumée, artichaut, poivrons rouges et jaunes. Ce soir-là, un vendredi, l’ambiance était ruinée par une musique de boîte de nuit à défriser les danceflooreuses du Memphis, dommage.

Pizza del papa Kesté

Kesté Pizzeria, 271 Bleecker Street, NYC

Enfin, il a bien fallu aller faire un tour chez Eataly, le nouveau mégastore italiano du mégachef Mario Batali, associé ici à la famille Bastianich. 4600 m2 dédiés à la gastronomie italienne, on se croirait chez Bloomingdale’s : hauteur des plafonds gigantesque, murs blancs, « départements » pasta, pain, huile d’olive, conserves, fruits et légumes, fromage, viande, poisson, chocolat, café, glaces… Des produits sublimes, évidemment (dans mon panier, des olives piment-écorce d’orange, des paquets de pâtes, de la confiture de mandarine, des tomates cerises en conserve, des anchois…) et pas toujours hors de prix. Mais aussi une librairie, un rayon d’ustensiles Alessi, une école de cuisine, un grand magasin de vins et sept restaurants thématiques : Manzo (viande), Il Pesce (poisson), La Pasta, La Pizza, I Salumi e I Formaggi, Il Crudo, dont une station antipasti. Tout ça est très impressionnant, mais… je préfèrerai toujours le calme de la petite épicerie Raffetto’s (144 West Houston Street) spécialisée dans les pâtes fraîches, la mozzarella de l’admirable Di Palo’s Dairy (200 Grand St) ou les artichauts marinés d’Alleva Dairy (188 Grand St)…

Alleva Dairy et Di Palo's, deux belles adresses de ce qui reste de Little Italy

Eataly, 200 5th Ave, NYC

Et puisqu’il vient de sortir en librairie, voilà une bonne occasion de faire la réclame pour le guide « Goûtez New York » (Agnès Viénot, 15 euros), que j’ai truffé d’autres adresses italiennes (mon restaurant préféré, ma pizzeria préférée, le chouette quartier de Belmont, dans le Bronx…).

Automne en Cévennes

5 novembre 2010 § 1 commentaire

Que fait une citadine comme moi lorsqu’elle se retrouve en pleine cambrousse, sans connexion internet, sans portable, sans télé ? Elle bouquine (j’ai enfin réussi à lire L’homme qui voulait vivre sa vie de Douglas Kennedy), elle se balade en forêt (et accessoirement ramasse des champignons) et elle cuisine, bien sûr !
Alors, avant de vous livrer quelques recettes de saison piquées à Belle-maman, je vous propose une plongée dans la maison du bonheur, « le Cambonnet », qui m’ouvre ses portes depuis huit ans.

Bienvenue au Cambonnet dans les Cévennes

Pas de voisins à moins de 200 m, la forêt tout autour, le lieu idéal pour "déconnecter"

Et tout autour, la forêt

Plus qu’une maison de vacances, c’est le lieu où je peux laisser libre cours à ma créativité, en  cuisinant en fonction des cueillettes et des saisons…                                                                                                                                                                                                                    Ces vacances de la Toussaint ont été particulièrement propices à la cueillette des champignons, mais pour les trouver…

pour trouver les précieux lactaires

... Il faut sortir des sentiers battus

et revenir les paniers plus que garnis !

Pour l’anecdote, ce jour-là, les enfants avaient pris un panier pour ramasser des pommes de pin et des feuilles mortes « pour la maîtresse ». On n’avait même pas pris de couteau ! Et on est tombés sur une mine de champignons ! On ne savait plus où mettre les pieds : à moins de 200 m de la maison, nous attendaient des pieds de mouton, des lactaires délicieux et les sillons des petits vallats étaient couverts de trompettes de la mort.

Heureusement que nous étions nombreux, car après cette belle cueillette, nous attendait la corvée de nettoyage ! Rien de bien compliqué, mais un travail minutieux pour couper les pieds, gratter la terre, oter les brins d’herbe et feuilles mortes. Après quoi, on les passe rapidement sous l’eau sans les faire tremper, et on égoutte !

Les trompettes de la mort ont été ensuite séchées grâce à une superbe machine appelée « désydrateur de fruits et légumes » que je ne vais pas tarder à acquérir à mon tour !

Idéale pour sécher des lamelles de pommes, tomates... et champignons !

Et les autres champis ont été tout simplement dégustés poellés dans de la graisse de canard (gardez au frigo celle qui reste de vos boîtes de confit !), avec deux échalottes émincées, deux  gousses d’ail en chemise, du sel (le sel aux cèpes d’Albert Menès est là particulièrement approprié) et une bonne pincée de muscade !

Poellée "retour de forêt"

Il paraît que cette année est particulièrement propice aux champignons, et partout en France, les forêts en regorgent, alors à vos paniers !

Où suis-je ?

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