Sous le pavé (de saumon), la plage (de polenta) (Elodie)

29 avril 2008 § Poster un commentaire

Jusqu'à maintenant, mai 68 vous était plutôt sympathique. Les pattes d'eph' de Dany le rouge, l'amour pas la guerre, les récits (de plus en plus) héroïques de votre père bravant les lacrymos…vous n'étiez pas contre. Mais depuis le début de l'année, non d'un pavé, vous frôlez l'overdose commémorative.

Et voilà que les 3 gourmandes décident d'en remettre une couche. Désolées pour l'indigestion, mais c'était trop tentant… L'imagination au pouvoir!

Sous le pavé (de saumon), la plage (de polenta) et barricade de brocolis

Ingrédients:

2 pavés de saumon
4 cas de sauce teryaki
2 cas de sauce soja
1 cas de sauce pimentée
100 g de polenta
400 g de brocoli
1 cas de jus de citron et quelques zestes
1 cas d'huile d'olive

1/2 cac de curcuma
Sel, poivre

Mélanger les sauces teryaki, soja et pimentée et faites mariner les pavés de saumon dans ce mélange une demi-heure environ.
Pendant ce temps, coupez le brocoli en petites fleurettes.Faites bouillir une casserole d'eau salée et plongez-y les fleurettes. Préparez la vinaigrette pour les brocolis: mélangez l'huile d'olive, le jus et les zestes de citron, le curcuma, le poivre et le sel et touillez avec une fourchette.
Faites chauffer une poêle et déposez les pavés de saumon avec la marinade. Faire griller à l'unilatérale (c'est meilleur) 7 minutes à feu moyen sur un côté.
Faites bouillir une petite casserole d'eau salée (25cl environ). Versez la polenta, remuez… en 2 minutes c'est prêt, n'attendez pas trop ensuite ça devient carrément mastoc (idéal pour un pavé vous me direz, oui mais là c'est la plage!)
Retournez les pavés de saumon. Faites cuire une minute.
Disposez un tas de polenta dans chaque assiette et le pavé par dessus. Otez avec un couteau la polenta qui dépasse.
En face, dressez les fleurettes de brocoli et arrosez de vinaigrette au citron-curcuma. La Sorbonne n'est plus très loin, continuons le combat!

Pour se mettre en appétit…


 
Enfin, et si internet avait existé en mai 68, mon coup de coeur, 68bis.net

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Devinette…

17 avril 2008 § 3 Commentaires

A votre avis, qu'est-ce donc?

Réponse: Le reste d'un Ispahan mangé sauvagement sur le trottoir après une visite chez le médecin pour un certificat d'aptitude à courir un marathon. "Bonne capacité de récupération" qu'il m'a dit… Elodie… il parlait du coeur, pas du métabolisme. Une prise de conscience soudaine qui explique les reliques de ce gâteau sur lequel je fantasmais depuis fort longtemps. J'ajoute que malgré la subtilité de l'alliance framboise-litchee-rose, j'ai quand-même du mal avec la rose, l'impression qu'une bombe de désodorisant bon marché s'est invitée dans la crème. Beurk.

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A lire, à manger, à cliquer…

14 avril 2008 § 1 commentaire

… dans Paris Obs cette semaine, 3 potes au feu!

        

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Le boycott du salsifis, ça suffit ! (Noémie)

12 avril 2008 § Poster un commentaire

Après le petit détour au Tibet d'Elodie, voilà ma recette du légume ennemi de mon enfance…

Qui se souvient de la panique préadolescente quand le salsifis apparaissait au menu de la cantine ? Moi ! Chaque fois, le vent de révolte « contre le super beurk » n’était pas loin de balayer le réfectoire. À se demander pourquoi la cantinière chef du collège Jean-Jaurès s’obstinait à en cuisiner des quintaux au moins une fois par trimestre.

J’ai la réponse : c’est bon. Une découverte toute récente, dans un petit restaurant de Pau, avec un plat qui associait le vilain à une crème de céleri (un petit effort, Elodie !) sur un filet de poisson blanc. Merveilleux. Réconciliée avec le salsif-honni, ni une ni deux, j’ai filé une semaine plus tard avec mon panier au marché des halles de Pau, mine d’or des légumes à grimaces (choux de Bruxelles, blettes, épinards…) : rien…  « Plus personne n’en demande, alors on n’en fait plus. Cherchez au rayon surgelé du supermarché. Ou alors… en boîte ».

Voici donc la recette de ce plat militant, pour la réintroduction du salsifis frais dans les assiettes !

 

Pour deux personnes

1 boîte de salsifis de 400 g (ou l’équivalent surgelé)

1 pomme de terre de taille moyenne

1 gousse d’ail

3 branches de céleri

2 cuillères à soupe de crème fraîche

2 filets de poisson blanc

30 grammes de beurre

Sel, poivre

 

Lavez, pelez et découpez en morceaux la pomme de terre et les branches de céleri. Mettez-les dans un panier du cuit vapeur sans les mélanger. Laissez cuire pendant une quinzaine de minutes.

Dans une poêle, faites fondre le beurre. Laissez revenir les salsifis et la gousse d’ail écrasée pendant une dizaine de minutes, en remuant régulièrement. Ceux qui veulent ajouter une pointe d’acidité peuvent verser une cuillère à soupe de vin blanc.

Quand pomme de terre/céleri sont cuits (tendres), retirez-les, sans éteindre le cuit vapeur. Placez-y le poisson sur une feuille de papier sulfurisé, assaisonné d’un filet d’huile d’olive et de sel.

Pendant la cuisson du poisson (dix minutes), écrasez la pomme de terre à la fourchette dans un bol. Dans un mixer, réduisez en purée les salsifis, avant de les mélanger à la purée de pomme de terre. Poivrez, salez, goûtez, rectifiez. Réservez…

 Rincez le mixer et mélangez-y les morceaux de céleri avec la crème fraîche. Poivrez, salez, etc.

Présentez le poisson joliment accompagné de la crème de céleri et de la purée de salsifis. Parsemez de piment d’Espelette ou de mélange 4 baies. La chef du restaurant de Pau, visiblement déterminée à aider ses clients à régler leurs traumatismes de l’assiette, servait le plat accompagné de quelques feuilles d’endive, dont l’amertume venait relever la douceur du salsifis : impeccable. 

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Shamdur d’oreille les Chinois… (Elodie)

8 avril 2008 § 1 commentaire

Je ne sais pas pourquoi, mais certains évènements récents m'ont donné envie de mettre un peu de Tibet dans mon assiette.
La cuisine tibétaine. Diantre! Mais qu'est ce qu'ils peuvent bien manger les Tibétains? Petit tour d'horizon du web à commencer par le site du Guide du Routard qui tacle sec en signalant en passant qu'"il est évident qu'un voyage au Tibet peut être beaucoup de choses en tout cas pas une balade gastronomique." Et vlan. Ne pas se laisser décourager par une remarque aussi péremptoire. Quoique.Quelques clics plus tard je découvre effectivement le thé au beurre, la soupe de pomme de terre et les fameux momos, sortes de dumplings (pour ne pas dire raviolis chinois) farcis de fromage ou de légumes. Ouais.
Pour cette première expérience culinaire tibétaine, les momos me branchent bien, c'est classe, "qui veut des momos?", mais la préparation a l'air fastidieuse et je ne suis pas d'humeur. Je me rabat donc sur le Shamdur. Kézako? la spaghet' bolo locale diront les simplistes, sauf que c'est bourré d'épices et qu'à la place des pates c'est du riz, donc rien à voir.

Shamdur

Ingrédients (pour 4 personnes) :

– 200 g de riz
– 250 g de viande de boeuf (maigre, hachée)
– 6 tomates (fraîches ou en boîte)
– 2 cuillères à café de piment chili en purée
– 4 cuillères à café d'huile d'arachide
-4 cuillères à soupe de sauce soja
– 500 g d'oignons hachés
– sel, gingembre en poudre, safran et coriandre (selon vos goûts)
:

Faites chauffer l'huile dans une poêle et incorporez les oignons et les épices. Une fois qu'ils sont dorés,ajoutez la viande hachée.
Ajoutez les tomates (coupées en morceaux si les tomates sont fraîches), le piment et la sauce soja, puis laissez cuire à feu très doux pendant 1/2 h. Pendant ce temps faites cuire le riz.
Salez la sauce, pas trop car la sauce soja est déjà très salée!.
Servez avec le riz. J'ai poussé le vice jusqu'à accompagner cette délicieuse mixture avec du chou… chinois.

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Mon amie l’aubergine (Anissa)

4 avril 2008 § 1 commentaire

Comme toi, Elodie, je me suis réconciliée avec la bête noire de mon enfance : l'aubergine. Chez moi, à La Réunion, on l'appelle "bringelle", et dès que j'entendais "ce midi moin la fait rougaille bringelle !" (sorte de caviar d'aubergines pimenté), je faisais la grimace. Idem pour la ratatouille, autre plat qui me mettait face à mon ennemie l'aubergine.
Depuis, j'ai grandi, et j'ai appris à l'apprécier ce cher légume. Tout d'abord en faisant ma ratatouille moi-même. J'ai essayé sans, et je l'ai trouvée fadasse. Cette texture molle qui autrefois me dégoûtait, voilà qu'elle me manquait…
Maintenant, je la cuisine tout l'été, en caviar, rougaille, poêlée, grillée, en rondelles, en petits dés… et je l'adore !
Ma dernière trouvaille ? (encore une fois merci Jamie Oliver) La déguster "vapeur" ! En 10 minutes dans le panier vapeur, sa chair devient fondante, moelleuse… exquise, et peu calorique ! Et bien oui, je vous avais prévenu que j'allais me mettre au régime. Ca y est, on y est, et je compte bien vous prouver qu'on peut cuisiner léger sans que ce soit triste.

Ingrédients pour 2 personnes

Une grosse aubergine
1 poignée de pois chiche secs
1 poignée de lentilles non cuites (pour les protéines) 


1 échalote
1 cuillère à café de sauce piment asiatique
1 cuillère à soupe de vinaigre de cidre
1 cuillère à soupe d'huile de colza (pour les omega 3)
1 cuillère à soupe d'huile de noisette (pour le goût)
1 petit bouquet de ciboulette
Quelques feuilles de menthe
Sel
poivre

A fond dans mon trip "manger sain", je me suis mise aux graines germées. Si vous êtes pressés, vous pouvez en acheter des toutes prêtes en magasin bio ou au rayon frais de certains supermarchés, autrement, vous pouvez vous amuser, comme moi, à les faire germer. C'est vraiment simple.
J'ai d'abord laissé tremper une nuit pois chiches et lentilles dans deux bols d'eau froide. Après les avoir égouttés, je les ai posés sur un papier absorbant, séparément. Ensuite, pendant trois/ quatre jours, je les ai régulièrement humidifiés à l'aide d'un vaporisateur. Mais on peut les laisser germer un peu plus longtemps si on veut. Voilà pour les graines.
Pour ce qui est de l'aubergine, je sais, ce n'est pas encore la saison, mais pour une fois, j'ai fait une entorse à mes principes car j'avais promis à Elodie de plancher sur un légume honni de mon enfance.

Bon, allé, fini le blabla, je vous livre la recette.
Après l'avoir passée sous l'eau, coupez l'aubergine en huit dans le sens de la longueur, puis détaillez en tronçons de 3cm environ. Posez-les dans le cuit vapeur et c'est parti pour 10min. de cuisson. Pendant ce temps, rincez les graines germées et ajoutez-les à l'aubergine au bout de 5 min.
 Et avec le reste des ingrédients, réalisez une vinaigrette pimentée que vous ajouterez à la préparation en fin de cuisson. Décorez avec les feuilles de menthe et la ciboulette ciselée. Dégustez tiède.

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