Endivinydille (Elodie)

27 mars 2008 § 1 commentaire

"Mange tes épinards!!", "Allez, je ne veux plus voir ces petits pois!" Qui n'a pas hérité de son enfance si ce n'est un traumatisme, en tous cas un profond désamour pour un légume, devenu, même depuis que votre ne mère ne vous force plus à finir votre assiette (si ce n'est pas le cas, consultez un psy), un légume ennemi. Je ne sais pas lequel est le votre. Moi j'en ai eu deux.
Il existe entre le céleri et mes papilles un vieux contentieux que je ne réglerai jamais (tu entends chère mère ça ne sert à rien d'en planquer à Noel dans la purée qui va avec le chapon, compris? Du coup je me rabats sur les marrons et après c'est la cata' rapport à ce que les marrons ça tient plus au corps que le céleri, surtout quand la bûche est aussi aux marrons).
Mais il est un légume que j'ai appris à aimer. Pas une passion dévorante, mais une tendresse matinée d'indulgence à l'égard de cette pousse pas vraiment gâtée par la nature. Quoi, vous trouvez ça sexy, vous, une endive?

L'endive cuite entendons-nous bien. La petite feuille croquante avec quelques noix, passe encore. Mais quand ma mère amenait dans un plat fatigué ces sortes de mollusque beigeasses et amers, là non. Mâcher du chicon cuit était au-dessus de mes forces.

Mais j'ai grandi et j'ai découvert l'endive braisée au miel. Et je me suis dit que j'avais été sotte de diaboliser ainsi l'endive qui pouvait être aussi douce qu'un agneau.
J'ai donc décidé de revisiter ce grand classique que sont les endives au jambon à l'aide de cette trouvaille.

Les endives au jambon, pas celles de mon enfance

Ingrédients (pour 2 personnes)

-4 endives
-2 tranches de jambon
-1 cas de miel d'acacia
-1 noisette de beurre,
-10 cl de Soja gratin (Bjorg), ça évite de se farcir une béchamel et c'est moins lourdingue
-du comté râpé
-Noix de pécan (ou noix pas de Pécan si vous n'avez pas)
-Sel, poivre

Préchauffez le four à 180°C (Th 6-7).
Coupez la base de l'endive, enlevez les feuilles abimées, rincez puis émincez les endives.
Dans une casserole, faites revenir une noix de beurre. Versez les endives émincées, saupoudrez de sel. Ajoutez un peu d'eau si ça accroche et au bout de 3 min environ, ajoutez le miel. Faites bien fondre et dorer jusqu'à ce que vos endives aient un aspect confit.
Dans un plat allant au four, disposez 2 tranches de jambon l'une à côté de l'autre. Mettez un peu de Soja gratin, un peu de comté, répartissez les endives en laissant de l'espace pour replier la tranche de jambon sur la préparation. Puis rebelote avec le soja machin et le comté. Refermez les tranches de jambon, si ça ne tient pas tout seul, aidez-vous de cure-dents. Mais non, pas dans les dents! Piquez-les dans le jambon. Ecrasez les noix dans vos doigts (si vous avez un mortier, encore mieux) et parsemez sur le jambon, encore un peu de comté, sel poivre et hop! au four.
C'est prêt au bout de 10-15 minutes.

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Smacznego, Tadeusz! * (Noémie)

15 mars 2008 § 1 commentaire

 

Et voilà ce bortsch. Attendu par les copines et tous les gourmands de plats sexy.

La betterave (exclusivement cueillie sur l’étal du petit producteur du marché), j’adore en salade, par exemple avec du yoghourt citronné et mélangé à un peu d’ail. C’est rapide à préparer et ça met des couleurs à l’hiver. En plein dans ma période je-rentre-tard-c’est-soupe-ce-soir, je me suis souvenu d’un bortsch découvert dans une autre vie, un autre hiver. Je l’avais goûté du bout des lèvres, parce qu’a priori, j’aurais pas échangé deux cuillères de soupe 4C d’Elodie contre un bol de betterave liquide et chaude. Rien que le mot bortsch, ça faisait plutôt morne plaine et cris de corbeaux un soir triste au nord de Cracovie. Erreur ! (même si je donnerais ma marmite de 4C contre rien au monde). C’était nouveau, déroutant quant au goût et à la texture… mais très bon. Et puis, condamner mes casseroles et ma planche à découper au rose tyrien, je trouve ça trop bien.

Je livre donc une recette proche de la tradition polonaise (les Russes ajoutent viande et chou, les Lituaniens, des champignons séchés…) relevée avec une pointe de cumin.

 

4 cuillères à soupe d’huile d’olive

1 oignon moyen

2 gousses d’ail

1 cuillère à café de cumin en poudre

600 grammes de betterave cuite

1 grosse pomme de terre

1,25 litre d’eau froide

3 cuillères à soupe de vinaigre de vin rouge

1 petit bouquet de persil plat ciselé

1 yoghourt mélangé avec un peu de lait, une gousse d’ail écrasée, du sel et du poivre

 

 

Émincez l’oignon finement. Faites chauffer l’huile dans une grosse casserole à feu moyen, avant d’y faire revenir l’oignon jusqu’à coloration. Écrasez les gousses d’ail et ajoutez les, avec le cumin et un peu de sel. Remuez et laissez revenir pendant deux minutes. Couvrez de l’eau. Coupez la pomme de terre en petits morceaux, ajoutez-la, remuez et laissez mijoter une vingtaine de minutes. À la moitié de la cuisson, ajoutez les betteraves, pelées et coupées elles aussi en petits cubes. Mixez le tout au blender. Versez la soupe de nouveau dans la casserole. À feu doux, ajoutez le vinaigre, la moitié du persil, du sel et du poivre (goûtez pour rectifier). Remuez. C’est prêt. Servez avec un peu de yoghourt et de persil sur le dessus. Un mini-verre de Zubrowska, et vous chantez l’hymne polonais jusqu’au dessert.

* Bon appétit, Bernard !

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Un plat d’hiver (Anissa)

11 mars 2008 § Poster un commentaire

C'est bientôt fini les soirées d'hiver avec des plats en sauce, mijotés, comme je les affectionne. En avril, je compte commencer le régime, après 9 mois de grossesse et trois mois d'allaitement… car c'est pas la joie au niveau de la silhouette. Mais avant de m'y mettre, je m'accorde encore quelques petits plaisirs que je me propose de partager avec vous.
J'ai concocté pour ma petite famille un "boeuf-carottes" à l'indienne. Très facile à réaliser, mais si on veut obtenir une viande moelleuse, il faut absolument avoir une cocotte minute.

Pour 6 personnes

1,2 kg de boeuf bourguignon dégraissé
6 carottes de taille moyenne
1 boite de tomates concassées (je n'achète pas de tomates avant le mois de mai ! Trop fades.)
2 yaourts nature
20 g de gingembre frais (ou 1 cuilllère à café de gingembre moulu)
4 gousses d'ail
2 piments oiseaux
2 échalottes
1 bâton de cannelle
1 cuillère à café de cumin
1 cuillère à café de garam massala
1 cuillère à café de curcuma
2 capsules de cardamome
4 cuillères à soupe d'huile neutre
Sel
Poivre

Faites revenir la viande dans 2 cuillères à soupe d'huile, une poêle à feu vif jusqu'à ce que les morceaux soient colorés. Pendant ce temps, épluchez et émincez les échalotes en tranches dans le sens de la longueur, mais n'oubliez pas de retourner la viande souvent. Réservez.
Pelez et mixez ensemble les gousses d'ail et le gingembre frais, ainsi que le piment oiseau.
Mixez les tomates avec le yaourt, réservez également.
Mettez votre cocotte-minute sur feu moyen. Ajoutez l'huile restante, faites-y dorer les échalotes avec le mélange d'ail-gingembre-piment, et toutes les épices. Faites revenir le tout environ 5 minutes. Ajoutez la viande, versez les tomates au yaourt, salez, poivrez, mélangez bien. Laissez cuire à découvert pendant 5 minutes. Ajoutez deux verres d'eau. Mettez la cocotte sous pression et laissez la tourner à feu moyen pendant 20 minutes.
Pendant ce temps, lavez et pelez vos carottes. Coupez-les en rondelles.
Ouvrez la cocotte. La sauce doit avoir réduit de moitié et la viande doit commencer à être fondante. Goûtez et rectifiez l'assaisonnement si ce n'est pas assez salé, ajoutez les carottes et éventuellement un peu d'eau si la sauce vous semble déjà bien épaisse et risque alors d'accrocher au fond. Remettez la cocotte sous pression encore 5 minutes à feu moyen. Et c'est prêt si la viande est fondante, les carottes cuites mais fermes, et la sauce, onctueuse. Si ce n'est pas le cas, vous pouvez encore prolonger la cuisson mais sans hausser le feu, cela risquerait d'attacher au fond.
Dégustez avec du riz basmati cuit à la vapeur. (Ma recette de riz est dans notre livre Gourmandes et fières de l'être paru chez Albin Michel, et encore disponible sur Amazon pour ceux qui ne l'ont pas encore !)

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On se dévoile…

5 mars 2008 § 1 commentaire

Que font trois gourmandes, lorsqu'elles se croisent sur facebook, alors qu'elles sont aux quatre coins de France ? Primo, elles créent un groupe sur facebook "les 3 gourmandes" (auquel vous êtes invités à adhérer), secondo et pour changer, elles causent cuisine !
Pour preuve, voici les échanges de ces dernières 48 h, bienvenue dans les coulisses de la création de notre groupe sur facebook :

Elodie : Les copines, des devoirs pour cette semaine. Sujet: comment animer notre groupe sur Facebook? il faut proposer aux adhérents autre chose que l'actualité de notre blog!
Evenement, thème de discussion, demander aux gens de livrer leurs secrets culinaires (recette la plus improbable, tables préférées etc…). je réfléchis aussi à tout ça et on met en commun nos idées à la fin de la semaine!

Noémie : Pour le groupe facebook des gourmandes, il devrait y avoir moyen d'être "admin" toutes les trois, je l'ai vu sur d'autres groupes. ça devrait permettre d'intervenir toutes les trois sur les textes, non?
Je réfléchis à ce qu'on peut y mettre. Et j'ai pris ce soir des photos de mon bortsch ! la recette à venir sur le blog.

Elodie : Hâte de gouter à ton Bortsch!

Noémie : Acheté au marché un maquereau : "au four avec de la moutarde et des échalotes" a dit le poissonnier… j'ai des poireaux, des carottes et des épinards aussi, j'ai faim!

Elodie : et moi grosse frustration de bonne bouffe. Hier soir suicide culinaire à base de riz haricot vert jambon blanc à la cafet casino et à midi un croque au chèvre mou car réchauffé au micro-onde ET mangé sous la neige à Limoges. Noémie, ton maquereau me fait fantasmer!

Anissa :
Et moi, en bonne mère de famille, j'ai testé une recette "pour enfants" de Elle à table : mousseline de carottes à l'orange avec graines de sésame et huile de noisette. Succès, les filles ont adoré !
Je le trouve sympa cet échange autour de la bouffe, ça serait marrant de le faire apparaitre quelque part, non ?

Noémie : Aaah! je veux la faire ta mousseline de carottes!
Le maquereau c'était pas mal. J'avais mis des morceaux de poire dans le four, pas une mauvaise idée du tout.
et puis vendredi, je fais un gros apéro à l'appart, histoire de rassurer tous ceux qui finissaient par se demander si je l'avais vraiment écrit ce livre… Je sais déjà que je vais faire tes crevettes enrobées dans la ficelle à baklava, Anissa, avec leur chantilly aux oeufs de lump (fouetter de la crème fleurette avec un peu de sel, c'est bien ça?). et puis des feuilletés pour épater les copains, des boulettes aux herbes, de la soupe 4C, des poivrons marinés…. une copine m'a filé une idée que j'ai déjà hâte de tester : de la betterave (j'en charge mon frigo chaque semaine, vous l'aurez compris) écrasée sur un toast avec du fromage frais et de la roquette et/ou un petit morceau de jambon serrano.
Pas con de faire apparaitre nos culinoconversations. Je proprose d'inaugurer le wall du groupe facebook (on est prévenues qu'un message tombe, en temps que coprésidentes?)


Elodie :
non, je ne crois pas que l'on soit averties mais je peux demander à ma soeur d'essayer le wall!
On peut aussi organiser des concours en récompensant les meilleures recettes/pire souvenirs culinaires etc… de notre livre ou d'un dîner en tête à tête avec l'une de nous? Enfin j'en sais rien. Dites-moi!
Sinon pourquoi pas effectivement faire apparaitre le fil d'une discussion comme celle-ci? Notre carnet de bord culinaire.
Tiens hier j'ai testé, pour cause de flemmite aigue et de squat chez une copine absente qui avait coupé le gaz (introuvable), les plats cuisinés du groupe Costes. A savoir Poulet sauce satay et pates au riz, champi chinois et carottes en julienne. 5euros40 et bof bof. Esthetiquement moche (sauce du poulet caca d'oie), 3 bouts de poulet sans goût. Et un accompagnement fadasse. Bref, un peu comme leur compil de musique: incolore, inodore et sans saveur.

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Nous revoilà (bis)! (Elodie)

1 mars 2008 § 1 commentaire

Ouf! Après 6 mois d'abstinence quasi-forcée (les 2 plaques électriques de ma cuisine ont mis à mal ma libido culinaire), I'm back!
Ce retour, je le dois à ma cuisinière vitrocéramique achetée pour presque rien sur Ebay et à l'origine d'une expédition dominicale à l'autre bout de Paris (merci Damien, note pour plus tard, un champion de Finn peut faire office de déménageur).

Deuxième grande révélation: je suis au régime! Non, pas le régime batavia-blanc de dinde-granny smith… ça va pas non!? Un régime de sportive. Tout a commencé le 1er janvier. Normalement j'ai l'habitude de prendre plein de petites résolutions (me mettre au tri sélectif, ne boire que pour les grandes occasions, aller au moins une fois par semaine au théâtre… en général je termine la première semaine de l'année par un apéro à la maison, un verre dans la main et la bouteille dans le vide-ordure). Donc cette année je me suis dit Elodie il te faut une grande mais vraie résolution, une que si tu en parles aux autres, t'es coincée, tu ne pourras pas reculer tellement tu aurais l'air d'une poltronne.

Donc ma résolution c'est faire le semi-marathon. Je vous passerai les détails de mon entraînement, venons en au fait puisque c'est ce qui nous intéresse ici: la bouffe. L'avantage, quand on se dépense autant c'est qu'on déculpabilise complètement. Par exemple la première semaine, juste après une semaine à base de foie gras chapon truffé farci aux marrons bûche crème au beurre dattes à la pâte d'amande, je me suis réjouie, grâce à mon entraînement de pouvoir continuer sur ma lancée. To run, run, run! J'avais enfin trouvé la solution au médiocre métabolisme des filles! Et bien déception. Alors que je récompensais mes foulées athlétiques à coup de macarons au caramel au beurre salé, je voyais bien que mon fameux jean-test boudait ma bonne résolution. Au début je me suis dit, Elodie, c'est normal c'est le muscle! Mais jamais je n'avais vu de muscle aussi mou. Je me suis donc décidée à me nourrir comme une sportive.

Comment se sustanter pour ne pas finir comme ça sur la ligne d'arrivée?

Pas question de s'enfiler des barres hyperprotéinées à longueur de journée, ni de se mettre sous perf' d'Isostar. Le secret du coureur de fond? Manger é-qui-li-bré. Tu ne cours pas de semi-marathon? Ne passe pas ton chemin, c'est sain&bon!

Panier vapeur de la semi-marathonienne

Ingrédients:
1 filet de daurade
1 cm de gingembre frais râpé
1 gousse d'ail
Piment, si t'aimes
1 cas de coriandre hachée
1 cas de sauce soja
Le jus d'un demi-citron vert
1 oignon frais haché

2 poireaux détaillés en rondelles
1 cac de curcuma en poudre

Dans une poêle, fais chauffer une cac d'huile de sésame (ou d'huile neutre). Puis ajoute les rondelles de poireau et fais les revenir. Si la cuisson va trop vite ajoute un peu d'eau. Après 5 minutes saupoudre de curcuma et poivre (curcuma+poivre=anticancer selon le dernier livre de David Servan Schreiber… ne nous emballons pas, moi je dis juste que c'est bon et c'est déjà pas mal).
Dans un bol, verse le jus de citron vert, la sauce soja, le gingembre, l'ail, du piment et de la coriandre. Remue à l'aide d'une fourchette.
Prends un papier vapeur (personnellement je raffole du panier en bambou, mais le panier de la cocotte va très bien). Garnis le panier de papier sulfurisé ou de feuilles de laitue. Fais 2 entailles sur un côté du filet de poisson et dispose-le dans le panier.
Verse la sauce sur le poisson et parseme d'oignon frais haché. Et hop! on referme le panier que l'on place aussitôt sur une casserole d'eau bouillante placée sur le feu.
Va jeter un oeil du côté des poireaux pour voir comment ça se passe… Au bout de 10 minutes, c'est prêt! Tu peux servir avec du boulghour ou du quinoa citronné parsemé de graines de courges.

Bon sinon le semi-marathon c'est demain et ce soir c'est pâtes pâtes pâtes. Il paraît qu'il faudrait que je remette ça aussi demain matin mais là c'est au-dessus de mes forces, il me faut mes tartines de miel.
Pensez à moi demain entre 10h et 12h!!!

Edit 02/03
: Semi-marathon terminé! En 2h00'30''. Addictif, pire que le meilleur des moelleux au chocolat. Vite un autre!

 

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