Two thousand seven from New York city (Noémie)

12 janvier 2007 § 2 Commentaires


Si les copines ont fait briller leur table de Nouvel an et reçu plein de clap-clap, mon 31 décembre à moi n’a rien eu de gastronomique : je travaillais dans ma beloved french brasserie de l’East village.


Et comme les cuisiniers s’activaient depuis l’après-midi pour mitonner les plats du menu spécial « New year’s eve » avant le coup de feu, nous n’avons pas eu droit à notre traditionnelle « staff food » (les moules marinières sont à tomber, faut que je pense à demander la recette au chef avant de partir).

Dans nos assiettes : deux parts de pizza-carton, livrée par la boutique d’à côté. Je me suis consolée en engloutissant tous les mini fondants au chocolat, mini cheese cakes et tranches d’ananas caramélisé (dessert du Nouvel an, servi with champagne) qui me tombaient sous la main lors de mes allers retours entre la salle et la cuisine. J’aurais appris une chose : servir des dizaines d’assiettes de foie gras maison, de salades de homard à la mangue (cette recette aussi, je la veux), ou de sanglier au vin, tout en digérant la plus mauvaise pizza de New York City est un exercice de philosophie zen. Le manager a eu la charité de nous offrir du champagne à la fin du service. Thank you so much.

Bref, je ne peux donner aucune recette de cette folle et dernière nuit de 2006… MAIS… comme je suis dans le pays du bonhomme en rouge, on peut aussi bien se refaire le repas de noël (simplissime) : fromages et vins de France, saumon fumé, cream cheese top caviar et bagels, salade, roti de bœuf et « yams and chamallows gratin », traduisez : gratin de patates douces et de trucs toutmoussuperbons. Et ça, c’est moi qui l’ai fait ! (Je dois avouer qu’il y a eu sacrilège : normalement, les yams et les chamallows, c’est juste pour accompagner la méga-dinde de Thanksgiving, fin novembre).

Les (heureux) lecteurs de notre livre ont peut-être testé les pancakes de Peter. On reste en famille,  c’est sa tante Bo qui m’a refilé la recette. Une vieille dame élégante qui aurait pu être la doublure de  Jessica Fletcher dans « Arabesque ». 

Pas simple d’obtenir des indications précises, car en bonne mamie pro du gratin, Bo n’a aucune idée des proportions d’ingrédients qu’elle utilise (son plat est évidemment à chaque fois le meilleur de la galaxie). Un peu de concentration et de suggestions, tope-là, Bo : la recette est notée sur mon carnet magique. La voi-là :

Pour 4 personnes :

5 patates douces

120 gr de beurre mou

1 « canette de jus d’orange concentré surgelé » (là, ça coince, on n’a pas ça chez nous ! 30 cl de jus d’orange  devraient suffire) 

cannelle, muscade, sel, poivre

Un paquet de chamallows blancs (il paraît que ceux d’ici sont meilleurs)

 Préchauffer le four à 180°C (thermostat 6). Eplucher les patates douces et les couper en gros cubes. Les faire cuire dans de l'eau portée à ébullition pendant 20 mn environ. Bien égoutter et écraser à la fourchette dans un grand saladier. Mélanger doucement avec le beurre, puis le jus d’orange. Saler-poivrer-muscader/canneller (un tout petit peu : une pincée de chaque). Remuer, goûter (rectifier si nécessaire). Mettre la purée dans un plat à gratin et enfourner une quinzaine de minutes. Sortir le plat et recouvrir la purée de chamallows. Remettre en four. Quand les chamallows ont bien gonflé et sont marrons sur le dessus (croustillants et fondants): c’est prêt !

Parfait avec les volailles et les viandes blanches. 


 

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